Le mégot de cigarette n’est pas qu’un déchet : c’est un marqueur social et territorial.
L’analyse de sa répartition au sol ne relève pas seulement du nettoyage, mais de l’aménagement du territoire. En effet, une étude récente de l’Institut Terram démontre que la concentration de mégots révèle les « zones de friction » de nos villes, les inégalités d’équipement et les flux de population.
Chez Keenat, nous utilisons cette approche analytique pour transformer la gestion des déchets : il ne suffit pas de poser un cendrier, il faut comprendre le territoire.
Dans cet article, nous décryptons cette « géographie des mégots » et expliquons comment Keenat répond à ces enjeux structurels par des solutions d’infrastructure et de valorisation adaptées.
💡 Chiffre à retenir :
On estime qu’un mégot jeté au sol parcourt moins de 10 mètres avant d’être écrasé ou emporté par le vent. Sa présence indique donc précisément une zone de « pause » non équipée.
L’Institut Terram, dans sa publication « La France vue du sol« , propose un changement de perspective radical. Plutôt que de regarder la ville d’en haut, regardons-la d’en bas.
Le premier constat est frappant. La répartition des mégots n’est pas homogène. Elle ne dépend pas uniquement du nombre de fumeurs, mais de la qualité de l’aménagement urbain.
En effet, les zones les plus polluées correspondent souvent à des espaces de transition :
À l’inverse, les centres-villes historiques, souvent mieux dotés en mobilier urbain et en services de nettoyage, sont paradoxalement plus épargnés.
L’enseignement est clair : le mégot au sol est le symptôme d’un déficit d’équipement adapté aux flux réels des populations.
Longtemps, la réponse publique a été la culpabilisation du fumeur. Certes, le geste est incivil. Toutefois, l’étude souligne que l’incivilité prospère là où l’environnement la favorise.
Si une zone de pause (pause déjeuner, attente de transport) est dépourvue de cendriers visibles, le taux de rejet au sol explose.
C’est ici que l’expertise de Keenat intervient. Nous ne nous contentons pas de blâmer l’utilisateur. Nous analysons le besoin pour apporter la solution technique au bon endroit.
Chez Keenat, les conclusions de l’Institut Terram résonnent avec notre méthodologie terrain. Depuis des années, nous constatons que l’efficacité de la collecte dépend de la pertinence de l’implantation.
Avant d’installer le moindre cendrier, nous appliquons une logique similaire à celle décrite par l’étude.
Nous observons :
C’est pourquoi notre offre commence souvent par un audit de site.
Cette étape est cruciale. Elle permet de cartographier la pollution réelle. Ainsi, nous évitons le « saupoudrage » inefficace de matériel pour privilégier des « hubs de collecte » performants.
L’étude Terram montre que la standardisation échoue. Un petit cendrier mural ne suffit pas sur un parvis de gare.
Keenat a donc développé une gamme de mobilier urbain capable de répondre à ces variations géographiques :
Cette adaptation matérielle est la réponse directe aux mutations des territoires décrites par les sociologues.
Pour les entreprises, cette géographie du mégot a des implications directes sur leur stratégie RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).
Avec l’interdiction de fumer dans les bureaux, la « pause clope » s’est externalisée. Le trottoir devant l’entreprise est devenu une extension de l’espace de travail. Pourtant, il est souvent le parent pauvre de l’aménagement.
L’étude Terram souligne que ces espaces « interstitiels » concentrent une pollution massive.
En ignorant cet espace, l’entreprise dégrade son image de marque et pollue l’espace public adjacent.
Keenat aide les entreprises à se réapproprier ces espaces. L’objectif n’est pas de cacher le fumeur, mais d’intégrer son flux.
En installant des bornes d’apport volontaire bien positionnées, l’entreprise :
Cela transforme une nuisance (le mégot au sol) en un levier d’engagement écologique.
Pour mieux comprendre l’apport de cette vision géographique, voici un comparatif entre les croyances populaires et la réalité observée par Keenat et l’Institut Terram.
Idée Reçue | Réalité du Terrain (Keenat / Terram) |
« Les fumeurs sont sales par nature. » | Le manque d’infrastructure crée l’incivilité. Avec un cendrier tous les 50m, la pollution baisse de 60%. |
« Il faut plus d’amendes. » | La répression ne fonctionne pas sans alternative. L’équipement doit précéder la sanction. |
« Le nettoyage suffit. » | Nettoyer déplace le problème. Seule la collecte à la source permet la valorisation. |
« C’est un problème de centre-ville. » | Les zones périphériques et industrielles sont souvent les plus touchées (zones oubliées). |
Une fois cette géographie maîtrisée et les mégots collectés, que deviennent-ils ? C’est là que Keenat boucle la boucle de l’économie circulaire.
Le mégot est un déchet dangereux. Il contient du plastique et des milliers de substances toxiques. Le laisser au sol, c’est laisser ces toxines migrer vers les réseaux d’eau pluviale. En captant le flux grâce à un maillage territorial intelligent, nous pouvons orienter ces déchets vers la valorisation énergétique.
Chez Keenat, nous sommes transparents. Le recyclage matière du mégot (en plastique) nécessite énormément d’énergie.
Écologiquement, cela peut être contre-productif. Nous privilégions donc souvent la transformation en énergie.
Les mégots collectés deviennent un substitut aux énergies fossiles pour l’industrie. Ainsi, nous nettoyons le territoire (vision géographique) tout en produisant de l’énergie (vision industrielle).
L’article de l’Institut Terram conclut sur la nécessité de « prendre soin » des espaces publics. Cette notion de « Care » est au cœur des valeurs de Keenat.
Un sol propre n’est pas juste esthétique. C’est un signe de respect envers les habitants et la nature.
Keenat fournit à ses clients (villes et entreprises) des rapports d’impact précis. Nous pesons les déchets collectés. Ces données permettent de visualiser l’évolution de la propreté site par site.
C’est une géographie dynamique : nous pouvons dire à une ville « Votre quartier Nord est devenu plus propre, mais la zone Sud nécessite plus de cendriers« .
Le déchet devient de la Data, et la Data guide l’action publique.
La lecture de « La France vue du sol » confirme notre vision. Le combat contre la pollution des mégots n’est pas qu’une affaire de nettoyage. C’est un défi d’aménagement du territoire.
Les zones délaissées deviennent des zones polluées. En réinvestissant ces espaces avec du mobilier de qualité, des services de collecte réguliers et une véritable stratégie de valorisation, nous recréons du lien social.
Keenat s’engage aux côtés des collectivités et des entreprises pour redessiner cette géographie.
Ensemble, passons d’une carte de la pollution à une carte de la valorisation.
À propos de l’auteur
Sandrine Poilpré est la co-fondatrice de Keenat. Experte en économie circulaire et en innovation sociale, elle milite pour une gestion intelligente des déchets urbains.
Sandrine est convaincue que la technologie et la data doivent servir l’écologie de terrain. Elle a copiloté le développement des solutions Keenat en s’appuyant sur une observation fine des comportements des fumeurs, rejoignant les conclusions sociologiques de l’Institut Terram.
Pour elle, « Chaque mégot collecté est une victoire sur la pollution des océans, mais c’est aussi le signe d’une ville qui prend soin de ses espaces. »
Ce sont des zones de rupture de charge. Les fumeurs allument ou écrasent leur cigarette avant de monter dans un transport ou d’entrer au travail. Sans équipement spécifique haute capacité, ces zones saturent immédiatement.
Non, l’emplacement est clé. Un cendrier caché ou mal signalé est inutile. L’étude Terram montre l’importance de la visibilité et de l’accessibilité. C’est pourquoi Keenat accompagne l’installation d’une signalétique « Nudge » incitative.
Nous réalisons des diagnostics de terrain. Nous repérons les traces au sol (les taches de goudron) pour identifier les lieux de pause informels. Nous installons nos bornes exactement sur ces points de friction pour maximiser le taux de capture.
Oui, absolument. Un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau. En les capturant à la source (dans le cendrier) avant qu’ils ne touchent le sol, on évite qu’ils ne finissent dans les égouts à la première pluie.
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