Les villes jouent un rôle central dans la gestion des déchets : elles doivent informer les habitants, organiser la collecte et le traitement, et les sensibiliser aux conséquences de leurs choix de consommation. Parmi les déchets les plus problématiques, le mégot de cigarette et son filtre se distinguent par leur omniprésence et leur impact dévastateur.
En France, 23 à 25 milliards de mégots sont jetés chaque année, polluant jusqu’à 500 litres d’eau chacun et mettant 12 ans à se dégrader (source : ADEME, 2021). Face à ce problème récurrent, comment les collectivités peuvent-elles intégrer le tri et la collecte des mégots dans une politique zéro déchet ? Quelles actions mettre en place pour réduire cette pollution tout en sensibilisant les citoyens ?
En France, la collecte et le traitement des déchets sont encadrés par plusieurs lois phares, dont la Loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC) de février 2020 et la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (TECV) de 2015. Ces textes ont pour but de réduire les déchets à la source, favoriser le recyclage et responsabiliser les producteurs via le principe de la Responsabilité Élargie du Producteur (REP).
La loi AGEC a introduit des mesures fortes, comme l’extension des consignes de tri à tous les emballages plastiques dès 2022 et l’interdiction des plastiques à usage unique depuis 2021. Ces évolutions s’accompagnent d’objectifs ambitieux : comme la réduction de 50 % les déchets mis en décharge (source : Ministère de la Transition Écologique, 2023).
Pour progresser, une collectivité doit d’abord réaliser un état des lieux précis de ses flux de déchets (quantités, typologies, coûts).
Ensuite, elle peut soutenir des initiatives locales contre la pollution des mégots, comme les ressourceries ou les composteurs collectifs, et encourager les pratiques vertueuses via des campagnes de sensibilisation ou des dispositifs incitatifs (exemple : réduction de la taxe sur les ordures ménagères pour les foyers engagés dans le zéro déchet).
L’attention doit être particulière sur les pollutions des plages et espaces verts en ville, où les mégots sont très nocifs. Enfin, pour les événements publics et festivals, un dispositif spécial de collecte des déchets de cigarette peut être mis en place.
Les mégots de cigarettes représentent un défi majeur, étant l’un des déchets les plus répandus dans l’espace public à l’échelle du monde (source : ADEME, 2021). Un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau en raison des substances toxiques qu’il contient (nicotine, métaux lourds, etc.). De plus, il peut mettre 12 ans à se dégrader totalement, générant des coûts de nettoyage élevés pour les collectivités.
Pour lutter contre la pollution des cigarettes et réduire le nombre de déchets jetés par terre, les villes doivent agir sur trois axes :
En combinant ces actions, les collectivités peuvent réduire l’impact des mégots et avancer vers l’objectif zéro déchet.
Alcome est un organisme agréé dans le cadre de la filière REP (Responsabilité Élargie du Producteur) pour les produits du tabac. Concrètement, cela signifie que les fabricants de cigarettes sont tenus de financer la collecte et le recyclage des mégots. Alcome redistribue ces fonds aux collectivités pour les aider à mettre en place des solutions adaptées.
En tant que collectivité, vous pouvez solliciter Alcome pour financer :
Grâce à ce financement, vous réduisez les coûts liés au tri et à la collecte des mégots tout en agissant pour préserver l’environnement.
Proposée par l’entreprise Keenat, écomégot est spécialisée dans le traitement et la valorisation des mégots de cigarettes, qui propose aux collectivités une solution complète pour les mégots. Nous fournissons des cendriers design et adaptés aux espaces publics (rues, parcs, abords des commerces), fabriqués à partir de matériaux durables.
Une fois les cendriers installés, nous organisons la collecte régulière des mégots. Les filtres et résidus de cigarette sont ensuite transportés vers des centres de traitement et de valorisation spécialisés, où ils sont dépollués et transformés en matières premières réutilisables.
La solution écomégot, c’est également des campagnes de communication sur mesure et des ateliers éducatifs, qui peuvent être organisés pour expliquer l’impact des mégots sur l’environnement et les bénéfices du recyclage.
Les mégots contiennent des substances toxiques comme la nicotine et des métaux lourds, qui polluent jusqu’à 500 litres d’eau chacun. Ils mettent jusqu’à 12 ans à se dégrader, contaminant les sols et les écosystèmes.
Les villes peuvent installer des cendriers urbains et des bornes de collecte, organiser des campagnes de sensibilisation et sanctionner les incivilités (amendes jusqu’à 68 €). Elles peuvent aussi collaborer avec des organismes comme écomégot pour recycler les mégots.
Oui, des entreprises comme écomégot recyclent les mégots en les transformant en matière plastique, et contribuent ainsi à la dépollution des espaces publics. Les mégots peuvent être collectés depuis :
Les fumeurs doivent adopter des gestes responsables, comme utiliser des cendriers portables ou jeter leurs mégots dans des bornes de collecte. Des campagnes de sensibilisation les incitent à changer leurs habitudes pour préserver l’environnement.