Loi AGEC : quelles obligations à prévoir en 2025 ?

La Loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) impose aux entreprises des obligations strictes en matière de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). En 2025, de nouvelles mesures entreront en vigueur, renforçant les exigences en matière de gestion des déchets, d’écoconception et de transparence. 

Voici, pour les entreprises, les principales évolutions à anticiper, avec un gros plan sur le cas des mégots de cigarettes.

loi agec 2025

Loi AGEC pour une économie circulaire

La loi AGEC, quelles ambitions, quels objectifs ?

Adoptée en 2020, la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC) marque une étape importante dans la transition écologique française. Elle s’appuie sur un principe simple : transformer nos déchets en ressources. Le constat est clair :

  • Actuellement, seulement 29 % des plastiques sont recyclés en France ;
  • L’objectif est d’atteindre 100 % de plastiques recyclés d’ici 2030. 

Pour y parvenir, la loi met en place plusieurs dispositifs concrets comme :

  • L’extension des filières REP qui obligent les fabricants à financer la gestion de leurs produits en fin de vie ;
  • L’indice de réparabilité pour faciliter la réparation des appareils électriques ;
  • L‘interdiction progressive des plastiques à usage unique. 

Ces mesures, structurées autour de cinq axes, visent à créer une économie plus vertueuse où les produits sont conçus pour durer plus longtemps et être mieux recyclés. C’est une mesure à la fois écologique et économique, puisqu’elle permet de réduire les déchets tout en créant des emplois locaux dans les filières de réparation et de recyclage.

Les avancées depuis l'entrée en vigueur de la Loi AGEC

Depuis 2020, la loi AGEC a déjà transformé nos pratiques avec des mesures concrètes :

  • Interdiction des pailles, couverts et gobelets en plastique (évitant 1 milliard d’articles jetables par an) ;
  • Indice de réparabilité obligatoire pour 5 catégories d’appareils électriques (taux de réparation en hausse de 6 % en 2023) ;
  • Tri des déchets généralisé pour tous les professionnels ;
  • Nouvelles filières REP comme celle des mégots (créée en 2021) qui recycle désormais 30 % des filtres collectés.

Pourtant, des défis persistent : seulement 11 % des plastiques souples (films, sachets…) sont recyclés, et le gaspillage alimentaire stagne à 10 millions de tonnes/an.

2025 : le grand tournant pour la RSE des entreprises

L’année 2025 accélère la mutation avec :

  • Stratégie 3R pour les emballages (Réduire, Réutiliser, Recycler) : – 20 % de plastique, et 10 % de réemploi obligatoire ;
  • Tri simplifié : poubelles de tri uniformisées dans tous les espaces publics ;
  • Nouvelle filière REP pour les emballages professionnels (carton, plastique, etc à l’exclusion du polystyrène) ;
  • Collecte généralisée des biodéchets (valorisation en compost ou biogaz) ;
  • Éco-modulation renforcée : jusqu’à + 50 % de cotisations pour les emballages non recyclables ;
  • Contrôles accentués avec amendes pouvant atteindre 15 000€ pour les manquements. 

Un cap clair : la France veut diviser par deux ses emballages plastiques non recyclés d’ici à 2030. Les entreprises doivent désormais prouver leur conformité : l‘ère du déclaratif seul est révolue.

Les 5 axes clés de la Loi AGEC

D’après le ministère de l’Environnement, la Loi AGEC s’articule autour de cinq axes :

1. Sortir du plastique jetable

L’objectif est de réduire drastiquement l’utilisation du plastique à usage unique. D’ici à 2025, de nouvelles interdictions entreront en vigueur, notamment pour les emballages non recyclables. Les entreprises doivent privilégier des alternatives durables.

2. Mieux informer les consommateurs

La transparence est renforcée avec l’affichage obligatoire des caractéristiques environnementales (indice de réparabilité, présence de substances dangereuses, etc.). Les plateformes en ligne doivent également intégrer ces informations à leurs sites.

3. Lutter contre le gaspillage

La destruction des invendus non alimentaires est interdite, et le réemploi devient une priorité. Les entreprises doivent mettre en place des solutions de don, de réparation ou de recyclage.

Agir contre l’obsolescence programmée

La destruction des invendus non alimentaires est interdite, et le réemploi devient une priorité. Les entreprises doivent mettre en place des solutions de don, de réparation ou de recyclage.

5. Améliorer la gestion des déchets

Les filières REP (Responsabilité Élargie du Producteur) sont étendues à de nouveaux secteurs. Les producteurs doivent financer et organiser la collecte et le recyclage de leurs produits en fin de vie.

Le cas spécifique des mégots de cigarettes en 2025

Une pollution majeure soumise à de nouvelles règles

Les mégots, avec leurs 4 300 substances toxiques, sont le 1ᵉʳ déchet le plus ramassé dans les villes et mettent jusqu’à 15 ans à se dégrader. En 2025, la loi AGEC durcit les obligations :

  • Les fabricants de cigarettes devront financer la collecte et le recyclage via la filière REP (responsabilité élargie du producteur) ;
  • Les entreprises et les lieux publics (bars, restaurants, bureaux) auront l’obligation d’installer des cendriers dédiés pour éviter les jets sauvages.

Objectif : augmenter considérablement la part de mégots collectés et recyclés d’ici à 2030.

Qui recycle les mégots ?

Alcome, l’éco-organisme agréé par l’État, pilote désormais la filière du tabac. Sur le terrain, des acteurs comme Keenat et sa solution écomégot proposent aux entreprises des solutions clés en main : collecte sécurisée, traçabilité, recyclage des filtres en plastique et sensibilisation des équipes. Les mégots collectés sont recyclés en matière plastique pour créer des panneaux de sensibilisation. 

Sanctions en cas de non-respect des obligations

Pour éviter le jet sauvage de déchets toxiques, les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 1 500 € pour les particuliers et 7 500 € pour les entreprises (article L541-46 du code de l’environnement). Les mairies disposent également de leviers complémentaires : verbalisation directe des jets sauvages (135 €) et obligation de ramassage pour les fumeurs pris en flagrant délit dans certaines villes pilotes.

Solutions écomégot de mise en conformité AGEC

Des bornes de collecte intelligentes et adaptées

Pour répondre aux nouvelles normes environnementales de la loi AGEC, écomégot propose des bornes de collecte design et adaptées à tous les types d’établissements :

  • Bornes murales ou sur pied pour les terrasses, entrées d’entreprise et espaces fumeurs ;
  • Cendriers urbains pour les collectivités et grands sites industriels ;
  • Solutions événementielles pour les festivals et salons professionnels.

Une fois collectés, les mégots sont transformés en matière plastique pour du mobilier urbain ou en matériaux isolants, offrant une seconde vie à ce déchet ultra-polluant.

Un service de ramassage et valorisation simple et efficace

Nous simplifions la gestion des mégots avec :

  • Un suivi régulier des points de collecte pour éviter les débordements ;
  • Une traçabilité complète (quantités collectées, impact écologique, et litres d’eau préservés) ;

Une valorisation 100 % française, assurant une économie circulaire locale.

Quel budget prévoir pour se mettre en conformité ?

Contrairement aux idées reçues, recycler ses mégots n’est pas un coût, mais un investissement rentable :

  • Vous économisez en frais de collecte et de traitement des déchets ;
  • Vous participez à l’économie locale et à la création d’emplois verts ; 
  • Vous évitez des dommages environnementaux coûteux à long terme (assainissement, pollution des sols et des eaux, etc.) ;
  • Vous bénéficiez d’aides financières ou logistiques pour mettre en place des dispositifs de collecte et de recyclage des mégots.


Ainsi, la Loi AGEC 2025 marque une étape clé dans la transition écologique des entreprises. Entre renforcement des filières REP, gestion des mégots et promotion de l’économie circulaire, les obligations sont nombreuses. Les organisations doivent dès maintenant intégrer ces exigences dans leur stratégie RSE pour éviter les sanctions et contribuer à un avenir plus durable.

FAQ

Quelles sont les obligations légales pour les entreprises concernant les mégots ?

La loi AGEC, renforcée par le décret 2021-1397, impose aux entreprises une obligation stricte : installer des cendriers adaptés et organiser la collecte via les filières REP (article L541-10-8 du Code de l’environnement). Cette mesure s’inscrit dans une réduction globale des déchets toxiques et répond aux enjeux climatiques, avec un objectif de carbone neutre.

Comment recycler efficacement les mégots en entreprise ?

Des solutions clés en main comme écomégot simplifient la gestion : bornes de collecte, ramassage régulier et valorisation certifiée. Les mégots sont transformés en plastique recyclé, réduisant ainsi leur impact sur les émissions et favorisant une économie circulaire.

Quels sont les risques en cas de non-conformité ?

Outre les amendes (7 500 €), les entreprises risquent des poursuites pour non-respect des obligations environnementales, une dégradation de leur image RSE ainsi qu’un impact sur la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), intégrée dans votre rapport RSE. La conformité est désormais un critère clé dans l’évaluation produit et services, influant directement sur leur utilisation par les consommateurs engagés.

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